Présidentielle…et maintenant ?

Le scénario d’un second tour Macron-Le Pen était écrit depuis de longs mois. Aucun autre candidat n’a su le faire démentir. Ensuite, la logique s’inscrit d’elle-même avec le plafond de verre qui résiste encore et toujours. Mais pour animer la campagne, médias et politologues s’entendent pour faire croire qu’une surprise est aujourd’hui concevable. Une surprise nommée Marine Le Pen.

La campagne de premier tour de Jean-Luc Mélenchon a été superbe. Le candidat de la France Insoumise s’est attelé à parler politique et proposer un programme spécifiquement de gauche, loin de l’idéologie socialiste et autres satellites. Après l’on peut le prendre, ou non, en défaut sur le fond de son programme. Les électeurs opposés à la sociale-démocratie libérale d’Emmanuel Macron ne s’y sont pas trompés en lui apportant 22% des suffrages. Une France de gauche existe…

Le parti LR s’écroule littéralement avec la candidature de Valérie Pécresse, à laquelle il manquait projet sérieux, charisme, discours audible et savoir-faire politique. Une candidature de salon….

Marine Le Pen a été surprenante dans sa métamorphose. Fini l’archaïsme des années FN et l’extrême droitisation inacceptable pour une majorité d’électeurs. Une candidate nouvelle est arrivée avec un programme, dont l’essentiel n’a rien d’extravagant dans son positionnement politique. Ce changement de comportement lui a permis d’accéder au rang d’une candidate de la droite nationale, sans plus.

A partir de là, Marine Le Pen a été considérée comme pouvant battre Emmanuel Macron. Puis la machine s’est emballée. Médias et politologues y ont vus une bonne opportunité, une sorte de machine à cash: faire croire que Madame Le Pen pourrait être élue au second tour. Le suspens ainsi lancé devenait crédible au fil des jours. Personne ne se risquait à prédire la réélection du Président sortant, à 100%. Pourtant c’est ce qu’une majorité d’électeurs s’apprête à faire le 24 avril prochain.

La raison est simplissime. Marine Le Pen porte un nom et, à tort ou à raison, ce nom lui colle à la peau indubitablement. Le front républicain est là et bien là. Le plafond de verre, s’il s’est réduit, reste infranchissable.

Ajoutons que le Président de la République envisage de confier le ministère de l’Écologie à Yannick Jadot et songe, aussi, à nommer Éric Woerth, membre de LR, passé récemment chez lui. Le cas de Valérie Pécresse est plus compliqué, mais un membre de LREM est persuadé qu’elle pourrait devenir ministre après les élections législatives.

 

 

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