Présidentielle, dernières trahisons

Valérie Pécresse peine à remonter son déficit en matière de sondages. La candidate LR, c’est vrai, n’a pas encore trouvé le bon rythme et la bonne mesure pour se hisser au bon niveau lui permettant l’accession au second tour. C’est le moment, pour certains de son parti, de  faire le choix de la trahison. D’autres se tâtent pour faire de même. Madame Pécresse est dans la tourmente et on le serait pour moins. Il lui reste à peine deux mois pour remonter la pente. Ce n’est pas impossible.

Ils la lâchent. D’abord Éric Woerth, qui fut jadis ministre de Nicolas Sarkozy. Il déclare « J’ai décidé de soutenir Emmanuel Macron », puis « …je n’adhère pas au discours de LR  « . Il ne s’en était pas rendu compte avant, mais seulement à deux mois du premier tour. L’homme, manifestement, pense, bien évidemment, aux législatives de juin. Continuer de soutenir Valérie Pécresse lui aurait valu une candidature LREM contre lui, dans sa circonscription. Tandis que maintenant, ceint de sa petite trahison, c’est lui qui sera soutenu par LREM. C’est de la haute stratégie électoraliste, de basse envergure. Selon certains ex-collègues LR. Quelle autre analyse pourrait-on faire, sans langue de bois ?

Également Rachida Dati, autre ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. Elle s’en prend, avec une véhémence inouïe, à Patrick Stéfanini directeur de campagne de la candidate LR. Puis à la candidate en personne en ces termes « …Le manque d’incarnation de la Présidente de la Région Ile-de-France..en ajoutant « on se parle tous les jours avec Valérie Pécresse ». Lorsqu’on se souvient que la maire du 8e arrondissement de Paris avait des perspectives de candidature pour la présidentielle, l’ont comprend mieux ses piques.

Enfin, des observateurs et journalistes parisiens ont détecté la forte envie de Nicolas Sarkozy de préférer Emmanuel Macron. Pour LR ce serait une « catastrophe ». Si l’ancien Président devait lâcher Valérie Pécresse, « s’en serait fini pour notre candidate », disent en petit comité des élus LR. Là, il ne faut rien exagérer. En effet, il faut se souvenir que Nicolas Sarkozy n’est pas parti sur une victoire, mais sur deux défaites: la présidentielle de 2012 et la primaire de la droite en 2016.  Alors estimer que l’ancien Président est faiseur de rois c’est nier son palmarès récent. Le résultat final le 24 avril prochain, quel qu’il soit, ne sera aucunement lié à la décision qu’il prendra.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*