Un scandale dont personne ne se préoccupe

Et ce n’est pas un petit scandale. Il avait été créé légalement en 1955, puis largement enrichi par  Monsieur Giscard d’Estaing. D’abord, pour se l’attribuer à lui-même et, ensuite, pour le perpétuer in vitam æternam. Tous ses successeurs en ont bénéficié, mais pas seulement. Les anciens Premiers ministres en croquent également…..

Mais oui, quand un Président de la République et un Premier ministre quittent leur fonction ils bénéficient, pour la vie, d’une logistique faite d’avantages en matière de bureaux, voitures avec chauffeurs, secrétaires et officiers de sécurité. La moyenne d’un tel coût avait été établi par la Cour des Comptes. Il serait, au total, de 1,5 million d’euros par an pour chaque « ancien« . Le montant est un peu plus élevé pour un ancien Président.

Le calcul est vite fait. Il suffit de compter les anciens Présidents et les anciens Premiers ministres. Ils sont dix anciens Premiers ministres et deux anciens Présidents. Pas loin, donc, de 30 millions d’euros annuels pour cette petite fantaisie giscardienne. Mais, au-delà du coût (payé par le contribuable) c’est surtout la symbolique de cet avantage plutôt antirépublicain. Certes, l’État pourrait attribuer à un ancien Président des moyens pour suivre, avec son successeur, des dossiers en cours. Mais pour un temps limité à un ou deux ans et non pas à vie.

Que font-ils, les « anciens », avec de tels moyens ? Des reporters  ont, en 2018, photographié l’officier de sécurité de Monsieur Balladur se charger de monter les courses de Madame jusqu’à l’appartement. Un récent décret limite, pour les anciens Premiers ministres, à 10 années leur secrétariat. Le chauffeur reste à vie.

A quatre mois du premier tour de la présidentielle, les candidats en lice, gauche et droite, auront-ils la présence d’esprit et l’intelligence républicaine, de proposer une réforme de cet avantage à la fois inutile et scandaleux ? On en doute un peu !

1 Comment

  1. Je suis en parfaite adéquation avec cette analyse. Les « privilèges » que s’accordent nos « élus » (et ce n’est qu’une partie) ont succédés à ceux de l' »ancien régime », avec moins de noblesse.
    A quand une « nuit du 4 août » pour mettre fin à tous ces abus. La Constitution n’est pas à « revoir », mais à être remplacée !!!

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